Sénat, Question écrite n° 23650 de M. Jean-Marie Janssens (Loir-et-Cher - UC) publiée dans le JO Sénat du 08/07/2021 - Risques sur la production de plants fraisiers en France

Niveau juridique : France

Texte de la question :

« M. Jean-Marie Janssens attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les risques qui pèsent sur la production de plants fraisiers en France. En effet l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a décidé de retirer l’homologation du Dazomet, produit de désinfection des sols, d’ici à 2022. Or, après l’interdiction du méta sodium fin 2018, les pépiniéristes de plants de fraises n’ont plus d’alternative pour fournir, comme l’oblige la réglementation européenne, des plants exempts de maladies et de ravageurs et indemnes d’organismes nuisibles réglementés dits de quarantaine. Le fraisier étant potentiellement confronté à un grand nombre de bioagresseurs, la production française de plants de fraisiers s’est dotée depuis des années d’un schéma de certification garantissant la qualité des plants avec un niveau d’exigence supérieure à la certification communautaire CAC. L’interdiction du Dazomet fait peser à terme un menace grave sur la production de plants fraisiers en France et notamment en Loir-et-Cher où la production de fraises est un pôle économique important de la Sologne, reconnu pour la variété et la qualité de ses productions (gariguette, charlotte, mara des bois…). En effet, aucune alternative viable au Dazomet n’étant actuellement sur le marché, les producteurs se retrouveront bientôt face à une distorsion de concurrence très importante avec les autres pays producteurs. Ils ne pourront plus défendre les variétés françaises qui se distinguent par leur qualités gustatives et l’excellence de la production. En outre l’importation de plants étrangers à grande échelle pourrait entraîner d’importants risques sanitaires par l’introduction de maladies ou insectes non présent sur le territoire français. Alors qu’aucun incident lié au Dazomet n’a été constaté et que l’encadrement réglementaire de son utilisation est extrêmement strict, il est très difficile de comprendre une décision qui menace la survie de toute une branche professionnelle qui représente 5 000 emplois directs et 250 millions d’euros de chiffres d’affaires chaque année. Il semble indispensable de prolonger l’autorisation d’utilisation du Dazomet et de donner une visibilité sur son homologation, au moins jusqu’à ce qu’une alternative crédible soit trouvée avant de statuer. Il souhaite donc savoir quelles solutions le Gouvernement entend prendre face à cette situation très préoccupante pour la production et l’emploi maraîchers français. »

En attente de la réponse.

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