SEMAE au Salon international de l’agriculture 2025

Niveau juridique : France

L’interprofession des semences était présente au Salon international de l’agriculture (SIA), qui s’est déroulé à Paris du 22 février au 2 mars 2025. A cette occasion, le SEMAE a mené une opération de communication, avec notamment la rédaction d’un dossier de presse « Les semences et plants au coeur des défis » et l’organisation d’une conférence de presse sur le sujet « Comment les variétés de blés ont-elles été adaptées pour faire face aux évolutions climatiques et agronomiques », avec le directeur recherche et développement d’Arvalis, un producteur de grandes cultures et semences vice-président de l’AGPB (association générale des producteurs de blé et autres céréales) et le président de la section céréales à paille et protéagineux du SEMAE, également gérant KWS Monont recherche.

Dossier de presse « Les semences et plants au coeur des défis »

Dans ce dossier de presse, le SEMAE commence par détailler sa raison d’être et ses missions. Ainsi, le SEMAE a vocation à « « Assurer la disponibilité et la fourniture de semences et plants de qualité en s’adaptant à la diversité des attentes des agriculteurs, des jardiniers et des consommateurs en France ainsi que sur les différentes zones de la planète ». Pour ce faire quatre grandes missions sont identifiées :

  • Soutenir la souveraineté alimentaire de la France à travers la souveraineté semencière.

  • Contribuer à la sécurité alimentaire.

  • Relever les défis de la transition agroécologique et du changement climatique grâce au progrès génétique.

  • Intégrer les défis de la transition agroécologique et du changement dans la production de semences et plants.

SEMAE, qui se veut « espace de dialogue et de concertation » dans lequel « les grandes orientations de la filière sont prises par les professionnels du secteur », « identifie plusieurs besoins de la filière [semences et plants] :

  • Maintenir les capacités productives et de création variétale par une juste répartition de la valeur, disposer des outils et moyens de production,

  • Avoir accès à toutes les innovations,

  • Valoriser les métiers, l’expertise et le savoir-faire de la filière »

A l’horizon 2027, les défis identifiés sont :

  • maintenir la compétitivité de la filière : ce qui passe par « sécuriser les moyens de production, sécuriser le réseau des agriculteurs multiplicateurs de semences, favoriser la création de valeur et contribuer à sa répartition équitable, promouvoir et pourvoir les métiers de la filière semences et plants »

  • relever le défi du changement climatique et de la transition écologique, ce qui implique notamment de soutenir et promouvoir un cadre innovant et réglementaire adapté au niveau français, européen et international

  • porter la responsabilité sociétale de la filière, protéger et enrichir la biodiversité. »

Sont ensuite présentés les chiffres de la filière semences et plants 2024, le SEMAE se félicitant qu’il s’agisse d’une filière compétitive (1er exportateur mondial de semences de grandes cultures, 1er pays producteur européen, 1,3 milliard d’€ de balance commerciale, 3,9 milliards d’€ de chiffre d’affaires…) et une filière longue (16 636 agriculteurs multiplicateurs, 5 097 entreprises de distribution, 255 entreprises de production, 67 entreprises de sélection…).

A travers cette présentation affleurent à demi-mot des positions de l’interprofession pour la dérégulation des nouveaux OGM (lorsqu’elle parle notamment de « cadre réglementaire adapté » pour « avoir accès à toutes les innovations »).

Dossier de presse à télécharger ICI

Conférence de presse « Comment les variétés de blés ont-elles été adaptées pour faire face aux évolutions climatiques et agronomiques »

Cette conférence faisait intervenir Jean-Pierre Cohan, directeur Recherche et

Développement d’ARVALIS, Thierry Momont président de la section Céréales à paille et protéagineux de SEMAE et gérant de la société KWS Momont Recherche et François Jacques, agriculteur en grandes cultures et Vice-président de l’AGPB (Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales). Il s’agissait notamment de présenter les résultats d’une étude d’Arvalis « Progrès génétique en céréales à pailles : bilan et perspectives ». Cette dernière met en exergue le plafonnement de l’amélioration des rendements, les progrès en terme de résistance au stress hydrique, à la tolérance aux bioagresseurs ou encore concernant la qualité technologique du grain. (voir aussi fiche veille 4433)

Une partie était également consacrés aux moyens pour faire évoluer la génétique, en soutenant la création variétale et la recherche. Ainsi, « SEMAE soutient la création variétale qui représente un enjeu clé pour la compétitivité de la filière dont le maintien passe nécessairement par la juste rétribution de la recherche variétale. ». L’amélioration variétale doit être une « source de compétitivité pour répondre aux besoins stratégiques de la France et de l’Union européenne ». En matière de recherche la génétique est un « levier incontournable ». Ce « progrès génétique doit être équitablement financé et partagé par tous » et « un accord sur le financement de la recherche en céréales indispensable ». Dans cette optique de financement, la question des semences de ferme a été abordée, avec l’exemple de l’accord interprofessionnel relatif au renforcement des moyens de la recherche et de l’innovation. L’accent était mis sur la nécessité de « « sécuriser les moyens et réaffirmer [le] soutien à la création variétale » et « donner les moyens à la recherche en renforçant les moyens de l’obtention végétale ». Il s’agit notamment d’avoir accès à toutes les technologies, en particulier les « innovation génétiques, agronomiques, robotiques numériques, les hybrides, l’édition génomique, les nouvelles techniques de sélection des plantes ».

Présentation à télécharger ICI