Hybride F1 : un outil efficace pour mettre les paysans sous dépendance

Patrick de KOCHKO, François DELMONT, 17 avril 2012

Apparues en Europe après la seconde guère mondiale, les variétés hybrides F1 ont rapidement envahi les champs, les auges et nos assiette. Le mais hybride hier, comme les OGM aujourd’hui, fut le cheval de Troie de l’agriculture industrielle des Etats-Unis en Europe.Pour certaines espèces comme le colza, le tournesol, de nombreux légumes, il est difficile voire impossible de trouver aujourd’hui autre chose dans le commerce. Développés par et pour l’industrie de la semence et obligeant l’agriculteur à racheter chaque année sa semence, les hybrides se révèlent bien plus profitables, pour les semenciers, que les précédentes tentatives d’amélioration variétale. En puisant librement dans l’immense réservoir de variétés développées, sélectionnées, cultivées et échangées par les paysans, les sélectionneurs ont essayé de conjuguer les propriétés de différentes plantes. En ne donnant qu’une seule génération prolifique, l’hybride F1 va mettre un verrou biologique à la pratique paysanne créatrice de biodiversité et générer un pouvoir quasi totalitaire sur la production et le commerce des semences. Décryptage et analyse de cette situation

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Inf’OGM Le journal N°116

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